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Par Andrea Bartels 22 Apr 2026 |
Un nom oublié, un cellulaire égaré… et soudain, votre esprit s’emballe et imagine le pire. Depuis des décennies, on nous répète que le déclin cognitif est inévitable, progressif et largement hors de notre contrôle. Or, une grande partie de nos croyances sur le vieillissement du cerveau reposent sur des mythes et manquent cruellement de nuances, alors que les recherches récentes montrent qu’il n’est probablement PAS trop tard pour changer les choses. Faisons ensemble la lumière sur certains préjugés tenaces concernant le vieillissement du cerveau.
Réalité : Le stress est la cause première des oublis occasionnels. Un cerveau qui jongle entre plusieurs tâches – celui qui vous permet de préparer le souper tout en parlant au téléphone et en surveillant vos enfants en même temps – est un cerveau surchargé, plus sujet aux trous de mémoire à court terme. Les taux élevés de cortisol provoqués par le stress, le manque de sommeil, les médicaments et les carences nutritionnelles peuvent également affecter la mémoire.
Que faire?
Le repos et la récupération sont essentiels. Privilégier un sommeil régulier et réparateur permet au cerveau de consolider la mémoire et d’éliminer les déchets métaboliques. En gérant le stress par la pleine conscience, la concentration sur une seule tâche, les techniques de respiration, les moments passés dans la nature, la pratique du yoga ou les temps d’arrêt planifiés, on protège l’hippocampe, la partie du cerveau impliquée dans le travail de la mémoire.
Réalité : Grâce aux travaux assidus de Peter Eriksson et de ses collègues, qui ont apporté en 1998 la preuve directe de la formation de nouveaux neurones dans le cerveau humain adulte, nous savons désormais que certaines régions du cerveau sont capables de générer de nouvelles cellules cérébrales. Cette faculté est particulièrement évidente pour le centre de la mémoire et de l’apprentissage, c’est-à-dire l’hippocampe. C’est ainsi qu’est né le concept de neuroplasticité, qui désigne la capacité du cerveau à s’adapter, à se réorganiser et à former de nouvelles connexions en réponse à de nouvelles expériences.
Que faire pour la neuroplasticité? Acquérir de nouvelles compétences, comme jouer d’un instrument de musique, parler une nouvelle langue, pratiquer un nouveau sport, se plonger dans une nouvelle technique artisanale ou s’adonner à des jeux de stratégie, ne sont que quelques-unes des activités susceptibles de stimuler la formation de nouveaux circuits neuronaux.
Réalité : Ne blâmez pas votre grand-père de vous avoir légué sa mémoire défaillante. Des recherches ont montré à maintes reprises que la génétique influence le risque de maladie, mais qu’elle ne dicte pas notre destin. En effet, le mode de vie interagit grandement avec les gènes. Ce que nous mangeons et buvons, nos relations et notre travail, les facteurs de stress et l’endroit où nous vivons déterminent tous l’environnement dans lequel baignent nos gènes et, au bout du compte, notre santé et notre espérance de vie. Cela aide à expliquer pourquoi des jumeaux identiques (nés avec exactement le même patrimoine génétique) qui vivent dans des pays différents à l’âge adulte peuvent présenter des profils de santé très différents.
Que faire pour préserver la cognition?
De liens sociaux enrichissants : Les conversations, les repas pris en bonne compagnie et l’engagement communautaire stimulent plusieurs domaines cognitifs en même temps. C’est peut-être pour cette raison que les chercheurs ont constaté que les personnes âgées vivant dans des environnements collectifs, comme les maisons de retraite, se portent mieux sur le plan mental que celles qui vivent seules.
Nutrition : L’alimentation physique est également importante pour le bien-être cognitif. Par exemple, bien des gens ignorent qu’un cerveau adulte en bonne santé est composé à 60 % de graisses, ce qui en fait naturellement l’organe le plus riche en graisses du corps. Un apport suffisant en vitamines B, en acides gras oméga-3, en antioxydants et en minéraux soutient les structures du cerveau et leur fonctionnement optimal. Un régime alimentaire favorable au cerveau, riche en légumes-feuilles, en légumes colorés, en légumineuses, en noix, en graines et en bons gras, favorise l’équilibre inflammatoire et la circulation sanguine. Le maintien d’une glycémie stable et la pratique régulière de l’activité physique protègent même les plus petits vaisseaux sanguins qui nourrissent le cerveau. Enfin, la consommation d’une grande variété d’aliments et la prise de suppléments pour pallier les carences attribuables à notre régime alimentaire sont bénéfiques pour la cognition sur le plan biochimique.
Réalité : il est normal que la vitesse de traitement du cerveau ralentisse progressivement avec l’âge. Mais le fait de demeurer actif peut protéger et préserver nos capacités cognitives.
Que faire?
La pratique régulière de l’activité physique est l’une des habitudes les plus payantes pour le cerveau. La marche rapide, la musculation, le vélo, la danse et la natation favorisent tous la circulation sanguine et soutiennent le développement des connexions neuronales.
Prendre soin de sa santé vasculaire importe également. Le maintien d’une tension artérielle, d’une glycémie et d’un taux de cholestérol sains, de même que le fait de ne pas fumer et de consommer de l’alcool avec modération, favorisent directement l’apport en oxygène et en nutriments au cerveau.
Réalité : Que vous ayez 40, 50 ou 75 ans, votre cerveau reste dynamique tout au long de votre vie.
Voici un résumé de ce que vous pouvez faire :
Commencez un nouveau programme d’exercice physique.
Apprenez quelque chose de nouveau.
Améliorez la qualité de votre sommeil.
Adoptez une alimentation variée.
Restez socialement actif.
Des perspectives plus réjouissantes
Le vieillissement de notre cerveau est tributaire de la manière dont nous avons pris soin de lui au fil des années et des décennies, sur différents plans : circulation sanguine, production d’énergie, régulation du stress, apport en nutriments et activité mentale. Le discours sur les inévitables ravages du temps ne tient pas compte de l’incroyable complexité du cerveau humain, de son adaptabilité et de sa résilience. Veillez à la santé de cet organe hautement réactif grâce à des habitudes quotidiennes positives comme celles que nous venons de voir ci-dessus. Ce sont là les outils antivieillissement les plus puissants dont vous puissiez disposer!
Références
Eriksson PS, Perfilieva E, Björk-Eriksson T, Alborn AM, Nordborg C, Peterson DA, Gage FH. Neurogenesis in the adult human hippocampus. Nat Med. 1998 Nov;4(11):1313-7.
Newsroom, John Hopkins Medicine. “New Studies Suggest Social Isolation is a Risk Factor for Dementia in Older Adults, Point to Ways to Reduce Risk.” Published online 01/12/2023.
Roberts SB, Silver RE, Das SK, et al. Healthy Aging-Nutrition Matters: Start Early and Screen Often. Adv Nutr. 2021;12(4):1438-1448.
Van Tulleken, Chris. “How my genetically identical twin ended up THREE STONE heavier than me: Dr. Chris Van Tulleken reveals the devastating effects a diet of ultra processed food can have.” The Daily Mail, April 23 2023.
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